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Consoude (Symphytum officinale)

fleur consoude

Peu connu du grand public, mais populaire dans la jardinerie, la consoude sauvage possède de nombreux atouts utiles et mérite notre attention. Focus sur la plante consoude et ses multiples aspects.

Carte d’identité de la plante

  • Nom scientifique : Symphytum officinale
  • Nom commun : Grande consoude, consoude officinale, oreille d’âne, langue de vache.
  • Classification botanique : borraginacées (Boraginaceae)
  • Propriétés : Démulcente, vulnéaire

La consoude est une plante herbacée vivace de la famille des borraginacées. Cette famille de plantes est connue pour comporter des plantes médicinales comme la bourrache, la buglosse ou la vipérine.

Elle possède de nombreuses espèces et s’hybride aisément. D’ailleurs, plusieurs espèces de consoude existante ne sont pas encore délimitées à ce jour.

Le nom « consoude » est inventé en 1265, il provient du latin « consolida » qui est un dérivé de « consolidare ». La signification du mot c’est « consolider » ou « affermir ». La plante a été nommée ainsi, car elle est connue pour cicatriser les plaies et consolide les fractures.

Le terme « Symphytum » dont la plante est affublée possède également la même signification. Par contre, ce terme n’est utilisé qu’à partir de 1753.

On ne connait pas réellement sa terre d’origine, mais on sait que la consoude est surtout présente en Europe (France et Russie) et en Asie (Chine et Asie centrale).

Comment reconnaitre la consoude ?

En France, la consoude est une plante commune qui pousse partout. À l’état sauvage, elle se développe principalement dans les zones humides comme les fossés et les bords de mer. Facile à cultiver, elle a toutefois tendance à coloniser rapidement les lieux.

La consoude mesure entre 30 et 130 cm (80 cm en moyenne). Elle est reconnaissable en premier lieu par ses grandes feuilles lancéolées, velues et épaisses pouvant atteindre 40 cm de long et 15 cm de large. C’est d’ailleurs à cause de ses grandes feuilles que la consoude a hérité du nom « Oreille d’âne » et de « Langue de vache ».

Cette plante possède des fleurs groupées en cyme scorpioides qui peuvent être de différentes couleurs (généralement roses ou pourpres, clair à foncé). On peut également trouver des espèces avec des fleurs jaune pâle.

Quant à ses fruits, ils sont lisses et brillants. Ils se composent en 4 akènes.
Ses racines, elles, se développent très profondément dans le sol et peuvent atteindre jusqu’à 1,80 m.

Attention, on confond facilement les feuilles de consoude avec celles de la digitale. La différence est perceptible au toucher. Le premier a des feuilles très rêches tandis que les digitales ont des feuilles douces. Rappelons que ces dernières sont toxiques : elles possèdent de puissants cardiotoniques qui peuvent mener à la mort en cas d’ingestion

Ses propriétés et ses bienfaits

En médecine thérapeutique, la consoude est recommandée en cas de cassures d’os, d’entorse, de déchirure d’un ligament/muscle. Ces vertus de guérison sont surtout dues à la présence de l’allantoïne qui stimule la multiplication cellulaire.

Mais la consoude n’est pas uniquement un produit thérapeutique. Il peut aussi servir dans l’agriculture biologique en tant qu’engrais végétal.

Comment l’utiliser ?

Un cataplasme de feuilles et de racines de consoude s’applique sur la zone du corps qui souffre. Vous pouvez aussi laisser poser une compresse imbibé d’infusion ou de teinture diluée.

Le macérât huileux qui est obtenu à partir des feuilles est également efficace en application externe. Massez doucement la zone douloureuse avec l’huile.

En cuisine, les jeunes feuilles peuvent agrémenter une salade. Les feuilles plus vieilles se cuisinent comme les épinards. Dans les deux cas la plante est riche en glucides.

Dangers et contre-indication

Il convient de signaler que la consommation de la consoude n’est pas sans risque. Cette plante contient des « alcaloïdes pyrrolizidiniques » surtout dans les racines. En principe, ces alcaloïdes ne sont pas toxiques. Toutefois, au contact du foie, ces alcaloïdes se transforment en substance qu’on appelle des dérivés pyrroliques. Ces derniers sont toxiques. Ils détruisent les veines du foie et peuvent conduire à une maladie veino-occlusive hépatique.

Ainsi, une consommation modérée est nécessaire. L’avis d’un professionnel est nécessaire avant de démarrer tout traitement.


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