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Gui (Viscum album)

baies blanches gui

À une certaine époque où la médecine n’était pas encore modernisée, les plantes représentaient la principale source de remède face à de nombreux maux. Au nombre de ces plantes longtemps utilisées et qui sont aujourd’hui peu connues, il y a le gui.

Attention : la nature peut être dangereuse. Beaucoup de plantes ne peuvent s’utiliser qu’à des dosages très précis et sont strictement réservées à la pharmacie et aux médecins. C’est la cas du gui. Bien que médicinale, c’est une plante qui se révèle très toxique et qu’il est dangereux d’utiliser en phytothérapie.

Carte d’identité du gui

  • Nom scientifique : Viscum album
  • Nom commun : Gui blanc, gui des feuillus, bois de Sainte-Croix, glu, verquet, blondeau, vert de pommier, gui de chêne…
  • Origine : Présent en France et dans toute l’Europe
  • Classification botanique : Viscacées (Viscaceae)
  • Propriétés : vasodilatateur, hypotenseur, antispasmodique, diurétique

Histoire et croyances

Compte tenu de ses spécificités, le gui a longtemps suscité de nombreux mythes, rites et croyances. Les druides l’utilisaient à l’époque des Gaulois et le considéraient comme une plante sacrée. Pour la cueillir, ils utilisaient une serpe en or et la recueillaient dans des draps blancs.

C’est une plante qui était considérée comme un remède universel chez les Grecs et les Celtes. En effet, il était utilisé pour traiter divers maux comme l’épilepsie ou l’asthme.

Au Mexique, en Bulgarie, ou en Turquie, le gui servait à traiter l’hypertension artérielle tandis qu’en Chine on l’utilise depuis toujours pour calmer les douleurs articulaires.

Enfin, l’année 1921 a été une année importante dans l’histoire de cette plante. Effectivement, cette année-ci, le scientifique Rudolf Steiner a émis une hypothèse sur le fait que le gui pouvait être utilisé pour la mise en place de traitements pour le cancer. Aujourd’hui, cette hypothèse est avérée, car le gui est utilisé en Suisse et en Allemagne pour le traitement du plusieurs cancers.

Comment reconnaître cette plante ?

feuilles de gui plante médicinale
Feuilles et baies blanches de Gui

Le gui est une plante parasite qui pousse sur les arbres sans jamais toucher le sol. Cette plante puise dans son arbre hôte pour certains de ses besoins (notamment ses minéraux grâce à son suçoir). C’est toutefois une plante dite “hémiparasite” dans le sens où elle possède sa propre chlorophylle et synthétise ses propres sucres.

C’est une plante facilement reconnaissable par ses grosses boules vertes – 60 à 90 cm – agrippées aux branches de nombreux arbres (pommier, peuplier, poirier, chêne, sapin, pin…). Elle pousse très lentement.

La plante fleurit entre avril et mai. Ces fleurs sont jaunâtres.

Son fruit murit en décembre. C’est une baie blanche dont la pulpe translucide est constituée de viscine : une substance très collante comme la glu. À l’intérieur de cette baie blanche, on y trouve une graine.

Il se développe dans toutes les directions et reste vert même après la mort de son hôte, raison pour laquelle il est qualifié de “plante de l’immortalité”.

Ses propriétés et vertus

Les feuilles de gui disposent de propriétés vasodilatatrices et antihypertensives qui permet de régulariser le rythme cardiaque.

De même, le gui profère une action antispasmodique qui aide à régulariser la digestion ainsi que les activités glandulaires et les troubles du système nerveux.

Enfin, il faut souligner que cette plante dispose surtout d’une propriété permettant de ralentir le processus cancéreux. Les extraits de gui peuvent servir de compléments aux traitements du cancer.

Comment utiliser le gui ?

Toutes les parties du gui contiennent de la viscotoxine, une substance toxique qui pourraient provoquer des vomissements, des diarrhée, une sensation de soif et des agitations. Dès l’ingestion d’une dizaine de baies de gui, des accidents plus graves peuvent survenir comme des troubles du rythme cardiaque.

Comme précisé plus haut, bien que le gui soit médicinal, il est NON COMESTIBLE. Certains préconisent de boire de l’infusion de feuilles séchées pour soigner l’’hypertension artérielle ou athérosclérose. Mais sachez toutefois que nous utilisons très peu le gui en phytothérapie (même pas du tout). On réserve plutôt l’utilisation et la transformation de cette plante à des professionnels de la pharmacie.

Extrait de plante : prendre 2 à 10 gouttes 3 fois par jour pures ou diluées en prenant garde de ne pas dépasser la dose journalière indiquée.

Teinture mère : prendre 20 à 25 gouttes diluées dans une boisson, 3 fois par jour (soit 3,8 ml par jour), pendant 3 semaines.

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